lundi 14 septembre 2009

700$ en avion!

J'étais dans un avion entre Tunis et une capitale des pays du Golf, et il y avait avec moi à bord, une équipe de jeunes Khalijis venus faire un stage de foot en Tunisie et qui rentraient à leur pays.

Arrive le moment où on vient nous vendre les produits "soi-disant" DutyFree. Je regardais une série mais mon attention fut captivée par ce jeune Khaliji d'à peine 15 ou 16 ans qui montrait à l'hôtesse les produits qu'elle n'hésitait pas à aller chercher en faisant une multitude d'aller-retours.
Après, elle sortit sa calculatrice et lui demanda 770$ (en anglais), je n'ai pas cru mes oreilles, j'ai pris le magazine où on choisit ces trucs et le chiffre collait bien: le stylo à 300$, le portefeuille à 250$...

Ce qui m'a intrigué le plus n'est pas la somme payée ni les produits achetés... mais plutôt, comment ce jeune vient en Tunisie avec tant d'argent et repart avec, sans pouvoir rien ramener de cadeaux Made in Tunisia ni trouver où dépenser ses dollars (devises)?

lundi 10 août 2009

ضحكولو، تمدّ على طولو

C'est ce qui s'applique exactement sur les frères algériens qui se sont tellement bien sentis chez nous, qu'ils se sont crus chez eux, voir même un peu plus, des fois.

Et bien que je suis un Maghrébin et un fervent défenseur de cette identité, je suis d'abord Tunisien et ma sympathie pour les autres maghrébins, je n'ai pas à la démontrer maintenant puisque tout ce blog en témoigne.

Cependant, à voir les mêmes scènes se répéter tous les ans, les gens qui se taisent face à certains comportements, il fallait qu'on en parle.

Au stade, on entendait le "one, two, three, viva..." à tord et à travers, les paroles des chansons des virages de toutes les équipes Tunisiennes sont en dialecte algérien avec des mots incompris pour la quasi totalité de ceux qui les chantent, alors que notre cher dialecte n'en manque pas de mots.

A la rue, certains algériens qui ne respectent pas la signalisation et se croient chez eux tellement ils se voient nombreux à Sousse ou à Nabel et Hammamet.
On entend des phrases du genre: "Sir a ttounsi" (vas y -pour ne pas dire vas t'en- le Tunisien) alors qu'on est dans notre propre pays.

Et finalement hier, à la soirée de Khaled, c'était attendu certes qu'ils aillent en grand nombre et ils étaient au RDV biensur mais nos gentils organisateurs ont très bien veillé à ce qu'ils ne brandissent pas leur drapeau sur scène en plus des autres déjà très visibles à l'enceinte de Carthage.

Après, reste à savoir si ceci viendrait de nous càd qu'on manque d'esprit nationaliste (nous autres Tunisiens) ou une volonté de leur part à trop s'afficher.
Je note juste qu'au Maroc aussi, ils aiment beaucoup leur pays et on les voyait amener leur drapeau partout où ils allaient, ils portaient des tee-shirts "Mgharba tal mout" (Marocains jusqu'à la mort)... mais ça s'arrêtait là, dans les territoires du royaume Chérifien.
Les Lybiens sont encore moins nationalistes, je n'ai jamais vu de drapeau vert à Tunis ou ailleurs.

Bienvenue à tous, oui, mais dans le respect mutuel avant tout!

dimanche 7 juin 2009

L'engouement des Tunisiens pour le tennis

Durant cette dernière quinzaine, bon nombre de Tunisiens ont pu découvrir ou se régaler avec les formidables matchs des internationaux de France de tennis, plus communément connus sous le nom de Roland Garros.

On a pu ainsi voir qu'aussi bien dans les salons de thé que dans les cafés de quartiers, on regarde et avec concentration les matchs de tennis: on reste calme et on ne parle pas pendant les jeux (comme si on était dans un court) et on en discute du coup marqué juste après. Un vrai silence majestueux.

Sans doute, la disqualification de Nadal très tôt dans la compétition a beaucoup participé à cet attachement et cet intérêt mais il y a aussi l'autre phénomène très à la mode chez nous qu'est Facebook! Car grâce aux vidéos publiées par les membres des imitations de Djokovic, des coups tordus de Soderling ou des best of de Nadal ou de Federer, beaucoup ont trouvé que le tennis n'est pas ce sport réservé uniquement aux riches et ont ainsi commencé à s'intéresser de près à ce jeu.

Ainsi, j'ai pu entendre des discussions purement techniques sur la nature de la balle à choisir pour le premier service et sur le palmarès de différents joueurs.

Ceci était prévisible aussi grâce au très bon nombre de spectateurs ayant assistés à l'Open de Tunis.

Et cerise sur le gâteau, Federer remporte le tournoi. Ce fut un vrai régal ce RG!